Des collaborations qui pédalent — Une délégation belge de l’Onze-Lieve-Vrouw van de fietsers de Klein-Sinaai/Stekene arrivera au Ghisallo à vélo le samedi 13 juin 2026.
Il s’agit de l’un des nombreux témoignages européens qui unissent le Sanctuaire et le Musée dans le monde du cyclisme et de la mémoire. Les jumelages et collaborations du Musée du Cyclisme Madonna del Ghisallo, créé il y a vingt ans à côté du Sanctuaire dédié à la patronne des cyclistes, constituent un pèlerinage actif reliant d’autres lieux européens consacrés à la Madone des Cyclistes.
Ces relations s’inscrivent dans une histoire ancienne, antérieure à la création du musée, déjà documentée en 1961.
Nous parlons ici des Sanctuaires de La Bastide d’Armagnac, en France, de Leintz-Gatzaga, en Espagne, ainsi que de la Grotte de la Madone des Cyclistes de Klein-Sinaai, à Stekene, et d’autres encore : autant de lieux sacrés unis au Ghisallo, à son Sanctuaire et à son Musée. Il s’agit véritablement d’une foi cycliste internationale.
Au fil des années, des échanges de pièces et de souvenirs ont été développés avec le musée Koers de Roulers, en Belgique, dans le cadre d’une collaboration durable. Mais ce n’est pas la seule coopération active.
Les prêts internationaux documentés dans les archives historiques du Musée du Cyclisme Madonna del Ghisallo dessinent à la fois une carte virtuelle et concrète du monde, témoignant de la présence et du rayonnement européen et international du Ghisallo, construits année après année à travers des expositions, des collaborations culturelles et des manifestations consacrées à l’histoire de la bicyclette et du cyclisme.
Outre les musées européens déjà mentionnés, comme le Koers Museum de Roulers, figurent également le Musée du Vélo de Chippis, le Budapest History Museum, l’Onze-Lieve-Vrouw van de fietsers de Klein-Sinaai/Stekene, Notre-Dame des Cyclistes à Labastide-d’Armagnac et le Santuario de Nuestra Señora de Dorleta à Leintz-Gatzaga.
À cela s’ajoutent plusieurs collectionneurs internationaux qui collaborent depuis des années aux événements du Musée, parmi lesquels les plus actifs sont le Français Bruno Astruc et le Suisse Marc-André Elsig.
C’était en 1961 — Une note historique rapportée par Giulio Mauri dans l’ouvrage Il Ghisallo, il Santuario e la sua… storia, publié en 1989, documente ce réseau historique en évoquant une spéciale « Excursion aux sanctuaires européens des cyclistes français et espagnols », une initiative française destinée à relier symboliquement trois sanctuaires dédiés à la Madone des Cyclistes : le Ghisallo, Notre-Dame de Géou à Labastide-d’Armagnac et Nuestra Señora de Dorleta en Espagne.
Selon le texte, en mai 1961, un groupe d’une dizaine de cyclistes vêtus du maillot jaune et conduits par le curé de Créon, don Giuseppe Massie, arriva à Bellagio à bicyclette après avoir visité le Ghisallo, où ils furent accueillis par le curé don Ermelindo Viganò.
Le voyage, long de plus de 3 000 kilomètres et accompagné du « Flambeau de l’Amitié », une torche placée sur le guidon du vélo du chef d’expédition, avait pour objectif de porter à travers trois pays un message d’amitié sous le signe de la Madone des Cyclistes.
Un musée toujours plus mondial — De 2012 à 2026, le Musée a collaboré dans différents contextes internationaux à travers des prêts et des échanges de pièces, de documents historiques et de contenus issus de ses archives numériques.
Récemment, avant le Giro 109 de 2026, à l’occasion du départ du Giro depuis la Bulgarie, le Musée a mis à disposition ses archives numériques afin de fournir une recherche iconographique et de contribuer à une exposition numérique promue par le MEI – Musée National de l’Émigration Italienne de Gênes.
L’exposition itinérante du MEI – Musée National de l’Émigration Italienne, consacrée au cyclisme et à l’émigration et intitulée « Galleria dell’exSport », a été inaugurée à Sofia, en Bulgarie, à la Galerie Nationale Kvadrat 500, afin de célébrer le Giro.
À Édimbourg avec « Italian Icons » — Cette année, la collaboration la plus importante se concrétise avec l’Institut Culturel Italien d’Édimbourg à travers une véritable exposition intitulée « Italian Icons ».
À Édimbourg défilent les grandes marques italiennes du vélo grâce au soutien de BBike, Bianchi, Cinelli, Colnago, De Rosa, Montana VKT et Olmo, représentées à travers 12 bicyclettes emblématiques : 6 prêtées par le Musée et 6 prêtées par les grandes marques italiennes.
Parmi les pièces prêtées par la collection du Musée figurent : une bicyclette de course Bianchi de 1905 avec frein à tampon ; la Legnano de Gino Bartali utilisée lors du Tour de France 1938 ; la Colnago édition spéciale CF4 – Colnago for Ferrari ; ainsi qu’une De Rosa. ayant appartenu à Eddy Merckx, marque Merckx, Giro di Lombardia 1973 ; Colnago Nuova Messico Giro d’Italia 1988, contre-la-montre en côte Levico-Vetriolo ; Olmo de Luca Paolini, médaille d’argent aux Championnats du Monde de Vérone 1999.
Parmi les bicyclettes prêtées par les marques figurent : la Bianchi Specialissima 2026 par l’intermédiaire de BBIKE ; la Cinelli Ole Ritter Supercorsa des années 1970 ; la Cinelli Aeroscoop 2026 ; la De Rosa 70 Pininfarina 2023 ; la Colnago V5Rs de Brandon McNulty utilisée lors du Giro d’Italia 2025 ; ainsi que l’Olmo Montana Gepin UTL 2026.
Un peu d’histoire en voyage — Les collaborations internationales ont commencé en 2012 : première étape au Danemark, au Danmark Industrimuseet, avec l’exposition « The Story of the Giro d’Italia » à l’occasion du départ du Giro depuis le Danemark ; puis, en 2013, à Dubaï, pour l’exposition « Cycling Legend » ; et en 2016 à Londres, lors de l’événement de présentation de la 100e édition du Giro.
En 2019, le Musée a prêté à Eurobike de Friedrichshafen, en Allemagne — le plus grand salon mondial consacré au cyclisme — la bicyclette de piste ayant appartenu à Francesco Moser, utilisée à Mexico en 1984 pour établir le record de l’heure avec 51,151 kilomètres.
À l’occasion de l’Expo de Dubaï, plusieurs emblématiques maillots roses ayant été portés par Fiorenzo Magni (1955), Eddy Merckx (1968) et Francesco Moser (1984) ont été prêtés pour l’exposition.
Au Musée Historique de Budapest, une grande exposition de matériaux prêtés par le Musée du Ghisallo a été organisée à l’occasion du Grand Départ du Giro d’Italia depuis la Hongrie. Initialement prévue pour 2020, l’exposition a été reportée en raison de la pandémie de Covid-19 et a finalement été réalisée en 2022.
Cette même année, en 2022, le Musée d’Oudenaarde, à l’occasion de l’exposition liée au Tour des Flandres du 1er avril, a reçu du Musée du Ghisallo de nombreuses pièces d’exception, principalement consacrées au souvenir du champion Fiorenzo Magni, le Lion des Flandres.
En 2025, à Genève, à l’occasion de Breitling – Watches & Wonders, la bicyclette Legnano utilisée par Gino Bartali lors du Tour de France 1948 a été prêtée pour l’exposition. La même année, au Koers Museum, dans le cadre de l’exposition « Cycling from all over the world », le maillot du Tour du Rwanda a également été mis à disposition.
C’est l’histoire d’un Musée du Ghisallo qui voyage à travers le monde. Et cette histoire n’est jamais terminée.
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